Golovin Attitude - Site sur Tatiana Golovin

interviews

Tatiana, marraine de l’Open Gaz Suez de Bretagne

Mercredi 23 septembre 2009

Tatiana est la marraine du 14ème Open Gaz Suez de Bretagne qui se déroule du 19 au 27 Septembre à Saint Malo. Elle était présente aujourd’hui sur le tournoi et en a profité pour répondre à quelques questions. Pas vraiment de retour à la compétition annoncé mais Tati donne quelques nouvelles concernant ses activités à venir et son état de forme dans l’interview postée sur le site du tournoi :

Tatiana, vous êtes marraine de l’Open GDF SUEZ de Bretagne, comment s’est passée cette première journée à Saint-Malo ?
Je suis arrivée en début d’après-midi, il fait super beau. Tu ouvres les fenêtres de l’hôtel des Thermes Marins, tu as un super paysage vue sur la mer. On a bien déjeuné à la terrasse du club et on a vu quelques matches. J’ai vu les enfants, on a fait quelques dédicaces. Ca m’a fait plaisir de revoir les joueuses également. Elles étaient toutes bien concentrées. Elles me soutiennent dans la période difficile que je traverse, ça fait plaisir. Ca me fait du bien d’être là et de me changer les idées.

Qu’avez-vous fait pour GDF SUEZ ces derniers mois ?
J’étais à Coubertin pour l’Open GDF SUEZ de Paris. Je me tiens toujours à leur disposition. Quand ils ont besoin de moi, j’essaye de répondre présente.

Sylvain Wiltord était à votre table ce midi, était-ce votre première rencontre ?
Bah apparemment oui (rires). Je plaisante… Je le connais parce qu’il a joué à l’OM et à Arsenal. Pas au même moment que Samir Nasri. En tout cas, c’est un grand fan de tennis et ça fait plaisir de voir que d’autres sportifs apprécient ce sport.

Quel est votre programme d’ici la fin de la semaine ?
On a une balade en hélico demain. Si j’ai peur ? Oui parce que ce sera la première fois mais ce sera magnifique. On va aller jusqu’au Mont Saint-Michel. Sinon je vais profiter du beau temps. J’ai les soins de prévus à l’hôtel des Thermes Marins. Et je vais revenir fréquemment au club. Bref, il n’y a pas à se plaindre.

Quelles sont vos activités avec l’ensemble de vos partenaires ?
Je vais partir au Sportel de Monaco pour Lacoste. J’ai les Masters masculins également avec mon équipementier. Ca va bien occuper ma fin d’année. Et puis l’année prochaine, on verra bien…

On verra bien, c’est-à-dire, peut être la reprise ?
Pourquoi pas. (sourire)

Cela veut donc dire que votre état de santé s’améliore…
Oui, par phases… C’est une inflammation chronique au dos donc ça va et ça revient. Ce n’est pas opérable, il faut juste du repos.

(Interview réalisée par Damien Mercereau)

VOIR EGALEMENT LES PHOTOS PRISES A CETTE OCCASION DANS LA GALERIE ICI

 

Tatiana au Parisien : “Il faut que je sois patiente…”

Samedi 30 mai 2009

Le site du Parisien a publié ce vendredi une interview de Tatiana en marge de Roland Garros où elle est consultante télé pour France Télévisions. Son dos n’étant pas guéri, elle ne pas pouvoir encore reprendre la raquette. Mais à 21 ans seulement, il lui reste du temps.

Comment se passent vos premiers jours en tant que consultante sur France Télévisions ?
Tatiana Golovin.
Très bien. Je suis très occupée, il fait très froid, donc j’ai attrapé un petit rhume (rires). A part ça, ça me fait plaisir de revoir tout le monde. Et puis, surtout, les gens que je croise disent qu’ils apprécient de me voir à la télé. Avec Laurent (ndlr : Luyat, journaliste de France Télévision), ça se passe également très bien. Je vais un peu dans les coulisses pour voir les joueurs et les joueuses et même si l’on ne se revoit pas dans les meilleures conditions, parce que j’aimerais être sur le terrain, ça me fait plaisir d’être là.

Quel est votre rôle ?
Je suis en terrasse avec Laurent Luyat. Et puis, comme j’ai réussi à avoir quelques joueurs, l’idée, c’est de les filmer et de montrer aux téléspectateurs ce qui se passe à l’intérieur. Pour l’instant, on a eu pas mal de bons joueurs et je pense que c’est quelque chose que tout le monde ne peut pas faire. Comme moi, je fais un peu partie du truc, ça passe.

Est-ce qu’il n’y a pas une frustration de voir les autres jouer alors que vous êtes blessée ?
Au départ j’ai dit que je ne voulais pas le faire parce que je pensais que ça serait beaucoup trop difficile pour moi de revoir tout le monde et de devoir parler des joueurs et joueuses alors que moi je veux être à leur place. Et puis après je me suis dit que Roland-Garros était un si bel événement que je ne pouvais pas rester à la maison. Je suis frustrée mais c’est la vie et il faut faire avec. J’ai la chance de faire cela, il faut en profiter.

Vous imaginez-vous faire cela à long terme ?
Non, non. C’est vraiment parce que je suis blessée. Je serai peut-être à la télé, dans le futur, mais je pense que je peux faire autre chose que commenter du tennis.

Où en êtes-vous avec votre blessure au dos ?
Ça va, ça va. Même si c’est très dur de trouver des traitements qui marchent. Comme c’est une inflammation chronique, ça revient, ça repart et c’est dur à gérer. Il faut que je sois patiente. J’ai un peu repris les études, là je fais un peu de télé, j’essaie de rester le plus occupée possible.

Jouez-vous encore un peu au tennis ?
Pour l’instant, avec mes problèmes de dos, c’est impossible.

Quand comptez-vous revenir sur le circuit ?
L’année dernière, j’ai souvent pensé revenir et puis, quand tu n’y arrives pas, tu as une telle déception que je ne voulais plus vivre ça, donc maintenant je ne mets plus de pression en me disant qu’il faut que je revienne pour tel ou tel événement.

Songez-vous à la retraite ?
Quand j’ai mal au dos, oui. Dans ma tête, je suis très triste et je n’arrive pas à accepter cela, mais ça pourrait être le cas si je n’arrive pas à guérir. Ça fait partie de la réalité parce que je suis athlète de haut niveau et que si mon corps me laisse tomber, je n’ai pas de solutions de rechange.

En cas de guérison, pensez-vous pouvoir revenir à un bon niveau ?
Honnêtement, c’est surtout physiquement qu’il faut être fort. Tennistiquement, je ne pense pas avoir perdu grand-chose. Evidemment que l’on ne peut pas revenir en une semaine. Physiquement, il faudra rebosser, puis retrouver l’expérience et la confiance. Et on ne sait pas combien de temps cela peut prendre.

Votre compagnon (ndlr : le footballeur d’Arsenal Samir Nasri) vous trouve comment à la télévision ?
Bien (rires). Il est en vacances en ce moment donc il regarde. Il aime bien. D’ailleurs, il va sûrement venir pendant la quinzaine. Il aime bien le tennis.

leparisien.fr

Tatiana, présente au tirage au sort des Internationaux de Strasbourg

Dimanche 17 mai 2009
 

Tatiana était présente ce matin au tirage au sort des Internationaux de Strasbourg. Voici une interview audio de Tati réalisée lors de cet événement :

(source : FFT)

 

Getting to know… Tatiana Golovin

Mardi 17 mars 2009

La Wta a brièvement rencontré Tatiana durant l’Open Gaz De France et publie aujourd’hui sur son site officiel cette video :

En voici la traduction :

Rencontrer les fans…
C’est super, c’est bien de leur rendre ce qu’ils m’apportent, ils me suivent vraiment. Ce sont de super fans, je suis très contente de mes fans Français et je suis toujours ravie de partager avec eux..

Que t’est-il arrivé de drôle en rencontrant des fans ?
Certains me demandent de leur donner mon numéro de téléphone ou des choses un peu folles, mais c’est marrant.

Ton rétablissement

C’est très long, mais je reste forte et j’essaye de revenir le plus tôt possible.

Tes buts pour 2009 ?
Juste de guérir complètement et de ne plus avoir à m’inquiéter pour mon dos, mais je ne peux pas vraiment me fixer d’objectifs car je ne sais pas combien de temps cela va rependre, mais dans tous les cas j’essaye de rester positive.

Ta famille ?
Je n’ai pas souvent l’occasion de voir ma famille donc dés que je suis en France j’essaye de les voir autant que possible.
 
Quels sont tes passe-temps ?
Je vais m’acheter un petit chien, j’adore les animaux et monter à cheval, et je reprends les cours de management, donc j’essaye de m’intéresser à plein de domaines !

 

Tatiana pour 20minutes : “Personne ne sait ce que j’ai”

Jeudi 12 février 2009

Comment allez-vous, Tatiana?
Pas terrible. J’ai toujours mal au dos dès que je fais du sport. Personne ne sait ce que j’ai. J’ai consulté des médecins américains, les médecins de la fédé. J’ai même essayé la médecine parallèle, mais ça ne change rien. C’est très difficile à vivre. Il faut prendre son mal en patience et se contenter de ce qu’on a, mais la vie de tenniswoman, les voyages, les hôtels, me manquent. J’espère juste revenir un jour. En attendant, j’ai repris des études et je me tiens à la disposition de l’Unesco, qui m’a nommée ambassadrice il y a deux ans.

Quels sont les derniers matchs de tennis que vous avez regardés?
J’ai suivi l’Open d’Australie. J’étais très émue à la fin de la finale en voyant les larmes de Federer et Nadal presque gêné d’avoir gagné. Le week-end dernier, j’ai aussi regardé la Fed Cup. Les Italiennes nous ont toujours posé des problèmes. Elles sont très fortes collectivement alors qu’en individuel, on arrive à les battre comme Amélie (Mauresmo) l’a fait mercredi ici en battant Erani 6-2, 6-0. Sinon, Serena Williams m’impressionne. J’ai toujours pensé que c’était elle la plus forte du circuit.

Depuis mardi, on ne parle que de vous après la publication de vos photos dans le supplément de «Sport Illustrated». (Regardez les photos en cliquant ici). Pensez-vous à une reconversion dans la mode?
Non. Ce n’est pas mon métier. Cette séance de photo s’est passée en République dominicaine, à Punta Cana. Elle a duré une semaine et il fallait poser plusieurs heures le matin et l’après-midi. Les mannequins font ça depuis qu’elles sont toutes petites. Nous, on joue au tennis. Ce n’est pas vraiment la même chose. Mais vous, vous en avez pensé quoi de ces photos?

C’est plutôt réussi…
Tant mieux. J’ai hésité avant d’accepter puis j’ai foncé. Je me suis dit: autant le faire maintenant, avant d’être moche. A 90 ans, j’aurai quelque chose à montrer à mes petits-enfants. Puis, c’est plutôt flatteur. Je suis seulement la deuxième Française à y participer après Noémie Lenoir. Ils m’ont même proposé de faire la couverture de la version française.

Propos recuellis par Matthieu Goar
Source : 20minutes.fr

Tatiana Golovin: “Hâte de revenir”

Mercredi 11 février 2009

Tatiana a donné de ses nouvelles aujourd’hui lors d’une interview accordée au site de l’Open Gaz de France. Comme toujours, la jeune française reste positive et continue son combat pour revenir au plus vite sur le circuit.

Tatiana, comment ça va ?
Ca va bien. Je qui très contente d’être ici à l’Open GDF SUEZ et de retrouver le tournoi. Ca me rappelle de très bons souvenirs lorsque j’avais très bien joué ici. Et c’est vrai que j’ai hâte de revenir.

Qu’en est-il justement au niveau de la santé ?
Ca prend toujours un peu de temps pour bien guérir et revenir en forme. Mais je garde quand même espoir et je fais tout le nécessaire pour revenir le plus vite possible.

De quel mal souffrez-vous exactement ?
D’une inflammation du dos. Donc, c’est beaucoup de soins, de traitement et du repos à prendre. Et surtout, il faut être patient.

Les journées ne sont-elles pas trop longues ?
Ca va, ça va. J’essaie de m’occuper le plus possible. Je vais reprendre les cours de management. J’essaie de m’intéresser à plein d’autres choses. J’essaie donc de rester occupée.

Pouvez-vous vous fixer une échéance avec cette blessure ?
Pour l’instant, je vis vraiment au jour le jour. Je donne surtout la priorité à mon dos et ça prendra le temps que ça prendra. Mais en tous cas, j’ai le moral.

On a entendu que vous pourriez mettre un terme à votre carrière…
Ce sont des rumeurs qui ont été lancées comme ça très facilement mais c’est faux. Je prends mon temps pour me rétablir.

GDF SUEZ est redevenu votre partenaire depuis un an, c’est une belle histoire entre vous.
Oui, je suis très fière de faire partie de cette famille car c’est un sponsor exceptionnel. Le tennis féminin a beaucoup de chance d’avoir un aussi bon sponsor qui apporte autant de soutien et qui comprenne le tennis féminin aussi bien. J’espère qu’on poursuivra cette aventure longtemps.

Un pronostic pour le tournoi ?
Serena Williams et Elena Dementieva ont toujours très bien joué ici. Mais il y a aussi Amélie (Mauresmo) bien sûr. Pourquoi pas Alizé (Cornet) également ? Il y a aussi Jankovic. Bref, le tournoi est très élevé, il va y avoir de très bons matches à suivre ici.

Vous allez suivre le tournoi et venir voir des matches ?
Je passe deux-trois jours ici, je vais sûrement le regarder à la télé.

Serena Williams peut-elle rester numéro 1 mondiale longtemps ?
Je pense qu’elle le devrait. Maintenant, avec certaines joueuses qui ne jouent plus, si elle reste en forme et continue à jouer comme elle le fait maintenant, elle le restera et le méritera.

Pensez-vous qu’Amélie Mauresmo peut revenir dans les meilleures ?
J’espère. Je pense que c’est son objectif si elle joue toujours. Elle bosse très dur pour ça et on lui souhaite toute la chance et le courage.

Vous passez pas mal de temps à Londres, c’est une ville qui vous plaît ?
Oui, ça me plaît beaucoup. Je la connais par rapport à Wimbledon. Ce qui est sympa, c’est que c’est une ville très européenne mais en même temps, on parle anglais donc ça me convient très bien. Mais j’ai surtout hâte de reprendre les entraînements et de revenir à la vie professionnelle.

Vous préférez Paris ou Londres ?
Paris bien sûr, ça reste incomparable !

Pouvez-vous nous parler de cette fameuse séance de photo en maillot de bain pour le magazine américain Sports Illustrated ?
C’était vraiment génial. On a passé une superbe petite semaine en République Dominicaine avec un super staff. J’aime beaucoup les photos qui ont été réalisées. C’est une expérience inoubliable. Ca m’a plu parce que c’était complètement différent de ce qu’on peut vivre en tant que joueuse de tennis. Tout le monde a été très sympa et ça donne envie d’en faire plus.

Ca vous donne envie de le faire régulièrement ?
Pas régulièrement car ce n’est pas mon travail, je suis joueuse de tennis. Mais le faire de temps en temps, c’est une bonne expérience.

C’est une voie vers laquelle vous pourriez vous orienter dans l’avenir ?
Je ne pense pas car les mannequins le sont depuis qu’elles sont toutes petites. C’est beaucoup de travail. Pour l’instant, je ne pense pas encore à la suite.

Vous aimez Internet ?
Oui je suis très Internet, très email, surtout avec les Blackberry. Il faut rester connecter au monde.

 

Chat avec Tati

Mercredi 11 février 2009

Tatiana sera en t’chat à l’occasion de l’Open Gaz De France Suez ce mercredi a 16h. Posez-lui d’ores et déja vos questions sur le site du tournoi ici.

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DE CE TCHAT ICI

 
 

Tatiana : “Une question de patience”

Mardi 9 septembre 2008

Une interview de Tatiana accordée au site de L’Equipe nous en apprend plus sur l’état de forme actuel de notre jeune championne : Tati va bien et garde le moral. D’après ses propos, elle ne va pas brusquer son retour et devrait donc ne reprendre qu’en 2009 en Australie…

Tatiana Golovin, comment allez-vous après tous vos ennuis de santé ?
Cela va bien. Je suis rentrée de Londres et je suis actuellement à Paris. Je fais des tests médicaux, des prises de sang et une IRM. L’inflammation commence vraiment à partir, il ne reste presque plus rien. C’est vraiment une très bonne nouvelle.

D’où vient cette accumulation de blessures ?
C’est une accumulation de choses. Ce mal au dos, survenu en janvier, est une conséquence. J’ai fait beaucoup, beaucoup d’efforts toute ma carrière. Je joue depuis sept ans et mon corps connaît un moment de faiblesse. L’année dernière, j’ai très bien fini la saison. J’étais 12e mondiale et j’ai enchaîné beaucoup de matches. J’ai connu beaucoup de stress au niveau corporel et mental. Après cette fin de saison, j’ai tout de suite enchaîné. Je n’ai peut-être pas pris assez de repos. Je n’avais peut-être pas assez récupéré et à un moment, mon corps a commencé à dire qu’il fallait y aller doucement. Je me disais : je suis jeune, mon corps va bien. Je n’ai peut-être pas prêté assez attention à mon corps. Il faut que je remette tout en ordre avant de repartir. Depuis l’âge de 7 ans, je m’entraîne tous les jours, j’ai passé beaucoup d’heures sur le terrain avec la chaleur, les décalages horaires, la fatigue. Puis il y a eu le kyste et l’appendicite.

Aujourd’hui, vous allez prendre votre temps.

Avec l’expérience, j’ai appris. Avec mes entorses à la cheville, j’ai toujours voulu recommencer plus tôt pour aller jouer en Fed Cup ou les Grands Chelems. En fin de compte, j’ai fait plus de mal que de bien à mon corps. C’est la raison pour laquelle je ne reprends pas tout de suite même si l’inflammation commence à baisser et que je me sens de mieux en mieux. Je veux prendre mon temps et revenir plus forte que jamais, avec aucun pépin de santé. Je suis très ambitieuse, je n’ai pas envie de revenir pour faire un ou deux tournois et jouer moyennement. Je me suis déjà prouvée que je pouvais battre les meilleures joueuses et que je pouvais être dans le Top 10.

Avez-vous beaucoup douté pendant cette période d’arrêt forcé ?
C’est le pire des cauchemars pour un athlète. Sans notre corps, on ne peut rien faire. Au départ, il n’y a eu pas mal de diagnostics différents. Je ne pensais pas que cela pouvait être aussi grave. On a peut-être perdu un petit peu de temps. Avec l’expérience, je sais qu’il faut toujours être à 100 % dans le sport de haut niveau. Il y a beaucoup de contraintes mentalement et physiquement. Il faut revenir uniquement quand tout va bien et lorsque tous les tests sont positifs.

Et moralement, comment avez-vous vécu cette période ?
J’ai connu beaucoup de hauts et de bas. Parfois, je n’étais pas bien du tout. A d’autres moments, j’étais bien, j’avais de l’espoir et je me disais que je reviendrais. Actuellement, je suis dans cet état d’esprit. Je sais que je vais revenir et que cela va très bien se passer. C’est juste une question de patience. C’est un peu comme un test pour voir ma volonté de revenir et de rejouer. Je remercie tous les gens qui étaient près de moi pour me soutenir dans ces moments difficiles. C’est très bouleversant dans une carrière. Toute ma vie, j’ai joué au tennis et je n’ai pensé qu’à cela. D’un coup, je n’avais plus le tennis et il fallait faire autre chose.

Qu’avez-vous fait ?
J’ai passé beaucoup, beaucoup de temps chez les médecins avec les scanners et les prises de sang. J’ai les bras tout bleus ! En même temps, j’ai essayé de profiter mes amis et de ma famille et de garder le moral. J’ai essayé de ne pas trop regarder les tournois. Chaque fois que je regarde le tennis, je me dis que je pourrais y être. Chaque fois que je regarde un match, j’ai envie de m’entraîner directement. Avec les Jeux Olympiques, j’ai eu beaucoup d’espoirs. Je pensais que j’allais pouvoir reprendre. J’avais fait trois semaines d’entraînement, je faisais des matches, j’étais vraiment prête à jouer.

Que s’est-il exactement passé à Pékin ?

Quand j’ai pris l’avion, j’étais sûre à 100% de jouer. Il n’y avait pas de doute. Je jouais bien et je commençais même à me faire des idées de médailles. J’avais envie de gagner comme dans n’importe quel tournoi. Avec le voyage, le climat à Pékin, la fatigue et l’entraînement avec les filles là-bas, cela a été un peu trop. C’était prématuré. J’ai commencé à sentir des douleurs. J’étais vraiment perdue. J’étais là-bas, j’avais envie de jouer et je ne pouvais pas. C’était le moment le plus difficile de l’année. Quand il y a les Jeux Olympiques, on ne pense au temps nécessaire pour récupérer, on pense à jouer. Je l’ai très mal vécu ce forfait. On a parlé avec le docteur, j’ai essayé de rejouer, j’ai pris des médicaments, j’ai fait de la mésothérapie. On a tout fait pour que je puisse jouer. J’ai dû prendre ma décision au dernier moment. C’était très dur parce que je me disais : «Essaie de jouer, entre sur le court». Si j’avais fait de la figuration comme à Berlin, je l’aurais regretté.

Aujourd’hui, quel est votre programme ?
Je fais uniquement du physique. J’ai des bons centres de soins à Londres. J’attends de ne plus avoir mal nulle part, de voir que tous les tests médicaux sont positifs. A ce moment-là, soit je rentrerais aux Etats-Unis, soit je m’entraînerais à la Fédération, soit je retrouverais un entraîneur. C’est le prochain pas à faire. Il faut rester positif. Je ne me suis pas donnée de date parce que je me suis donnée des dates toute l’année. Cela ne sert à rien, il ne faut pas brusquer les choses car on se met davantage de stress et la situation ne fait qu’empirer. Il faut du temps. Cette saison, il faut être réaliste. Je rate toute l’année, ce n’est pas dans les cinq derniers tournois que je vais faire quelque chose. Il vaut mieux faire deux bons mois d’entraînement et reprendre en Australie.

Ces blessures vous font-elles revoir votre programmation pour l’an prochain ?

Cela m’a fait beaucoup mûrir et réfléchir par rapport à la façon dont je gérais ma carrière et ma vie. Aujourd’hui, je sais qu’un corps de haut niveau n’est pas un corps normal. Quand on est joueur de tennis, on ne peut pas vivre la vie des gens "normaux". Il y a beaucoup de sacrifices à faire. Peut-être que je ne les faisais pas avant, cela m’a fait réaliser à quel point je suis sensible. C’est l’hygiène de vie, la façon de s’entraîner, l’enchaînement des tournois en gérant mieux sa programmation. Je sais que la santé est importante et je ne prends plus rien pour acquis. Il faut mieux gérer sa vie, tout simplement.

(source : L’Equipe)

 

Tatiana sur RMC : “Les JO, une énorme chance”

Lundi 4 août 2008

Tatiana s’est exprimée sur la radio RMC, évoquant la grande fierté qu’elle a de participer aux JO.
Je vous laisse l’écouter :

(source : RMC)

 
Vous pouvez aussi télécharger 3 petits reportages enregistrés par Fabien montrant Tati à l’Aeroport dans le forum.


 

“Tous les signaux sont au Vert” pour Tati

Lundi 4 août 2008

Georges Goven, séléctionneur de l’équipe de France qui décolle aujourd’hui pour Pékin, a donné une interview à Eurosport et quelques nouvelles plutôt rassurantes de Tatiana.

Tatiana Golovin sera-t-elle en mesure de défendre convenablement ses chances ?

G.G: Elle est très motivée mais il va falloir voir si la mécanique tient le coup. Depuis le début de l’année, elle a été largement handicapée par les pépins physiques - problèmes au dos, appendicite, kyste à la hanche… - et n’a quasiment pas joué. Il semblerait cependant qu’elle soit sur la bonne voie. Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs mais elle travaille bien et pour le moment - touchons du bois - tous les signaux sont au vert (Tatiana Golovin est confirmée pour le JO depuis samedi, ndlr).

Il est vrai qu’elle a été largement perturbée par des ennuis physiques depuis plusieurs années. Quelle leçon en a-t-elle retenue ?

G.G: Je crois qu’elle a compris qu’elle avait un don et qu’il ne fallait pas le gâcher. Elle a désormais pris conscience qu’elle devait faire très attention à elle, à son physique, à son alimentation parce qu’à seulement 20 ans, elle a déjà été de nombreuses fois handicapée par de vilaines blessures. Est-elle fragile ? N’a-t-elle pas fait suffisamment attention ? Il y a certainement un peu des deux, mais elle semble réellement avoir pris conscience qu’elle devait faire des efforts sur les étirements, les gainages, les soins, l’alimentation…

Source : Eurosport

Croisons les doigts pour que son dos tienne..

NB : Le Tirage au sort sera éffectué le Jeudi 7 Aout.


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